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SÉNÉGAL, UN PAYS EN DÉGÉNÉRESCENCE MORALE ET SOCIALE IMMUABLE

Posté par: Cissé Kane NDAO| Dimanche 24 juin, 2018 11:06  | Consulté 418 fois  |  0 Réactions  |   

Pauvre Sénégal !
La restauration de nos valeurs est un combat primordial qu’il nous faut remporter. Nous souffrons d’un réel problème d’éducation. L’hypocrisie ambiante et la loi de l’omerta et le renoncement à toutes les vertus de l’honnête homme selon les critères de nos us et coutumes font irrémédiablement basculer notre pays dans une crise morale dont l’issue sera une dégénérescence qui n’aura rien à envier à Sodome et Gomorrhe.
Les principes religieux qui organisent notre rapport à l’autre, les règles éthiques et déontologiques qui sont censés régir notre vivre ensemble sont insolemment foulées au pays, avec une fausse pudeur qui n’a d’égal que nos réactions horrifiées de vierges effarouchées, au moindre fait divers rendu public et qui frapperait une éminente personnalité.
C’est comme si l’homme sénégalais était assuré d’une totale impunité dans l’au-delà.
Le jugement dernier et la reddition des comptes devant Dieu semblent n’être que des formalités destinées à d’autres peuples, et il n’y sera aucunement soumis.
C’est cela notre problème.
Nous ne craignons point Dieu. Et la dévotion et la piété chez nous ne s’affichent qu’à travers nos boubous et le vendredi quand il faut aller à la mosquée.
Dans nos rapports quotidiens, dans nos comportements de tous les jours, les recommandations et autres ordres divins sont foulés au pied et violés avec ostentation par l’homme sénégalais.
Dès lors, celui qui ne vit pas dans la crainte de Dieu et se moque de son rendez-vous inéluctable avec Lui dont il ignore en plus la date, peut-il se piquer de respecter les lois de notre société, et les règles éthiques et déontologiques qui organisent notre vivre ensemble ?
Que nenni.
Tout dans nos pratiques est aux antipodes de ce que nous prétendons être : de vrais musulmans, de vrais croyants.
Ne nous étonnons pas alors que l’indiscipline règne en maitre chez nous. Ne nous offusquons pas du je-m’enfoutisme. Ne nous alarmons pas de l’excès de violence qui explose comme une rage insensée à travers les coups de feu tirés par un nigaud en pleine circulation, qui fait gicler le sang de ce jeune footballeur plein d’avenir égorgé d’un coup de couteau, qui conduit à la mort de ce commerçant battu à mort par des hommes censés être de loi, et qui défile sous nos yeux en la forme d’un gendarme pris en flagrant délit de racket !
Rappelons-nous, cela ne date pas d’aujourd’hui. Qui se souvient des enregistrements de ces hauts magistrats qui dealaient pour extraire un de leurs proches de prison ? Et du trafic de liberté provisoire orchestré à la plus haute cour de notre pays qui vient d’être éventé ?
L’avilissement de nos valeurs transparait dans les détournements en tous genres orchestrés par des serviteurs du peuple, et prend une tournure dégueulasse dans le landernau politicien où les coups bas, du chantage le plus abject à l’enregistrement le plus félon, font légion.
Le sénégalais n’apprête plus son âme pour la préparer à son rendez-vous inéluctable avec Dieu. Il veut vivre dans le paraitre et le factice, quitte à briller tel une luciole pour quelque temps et finir en prison, ou dans la hantise d’une mort prochaine, car ayant vendu son âme au diable, pour la richesse, pour le pouvoir, ou pour éliminer un concurrent jalousé !
Notre peuple doit stopper sa longue fuite en avant. Notre peuple doit s’arrêter.
Et ensemble, nous devons nous poser une question, une seule : qui sommes-nous ?
Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadj Malick Sy, Thierno Ormar Tall pour ne citer que ceux-là auraient eu la même réaction qu’un certain pauvre Christ de Bombah, s’ils revenaient sur terre et découvraient ce que nous sommes devenus, et ce que nous avons fait de l’héritage spirituel qu’ils nous ont légué !
De là-haut, Senghor qui proclamait fièrement que « nous sommes les hommes de la danse dont les pieds reprennent vigueur en frappant le sol dur » regrette surement d’avoir tenu ces propos.
A l’élite intellectuelle qui dédaigne le terrain politique et espère extraire son sort et celai de ses proches de la grande catastrophe qui guette le Sénégal si nous ne prenons en charge la question de son identité et la restauration des valeurs sociales et républicaines, je dis qu’il est temps de s’engager.
Le sort de notre pays le mérite amplement. Et le grand défi de la réhabilitation morale de notre peuple dépasse de loin les capacités de nos guides religieux et des prêcheurs qui désormais parlent pour eux –mêmes.
Que chacun apporte sa pierre à l’édifice. 
Par le dialogue. Un dialogue qui transcende toutes nos divergences, pour notre pays, le Sénégal.

 L'auteur  Cissé Kane NDAO
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Cissé Kane NDAO
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